Le soleil plus avare de rayons denses, cabotine avec les nuages,
tandis qu'au jardin s'épuise la fleur sauvage
qui tente une dernière performance avant de tirer sa révérence.
Les couleurs de l'arc en ciel s'effacent discrètement
devant le spectacle flamboyant et irréel d'un automne trop souvent larmoyant.
L'oiseau indolent et rebelle continue à piailler inlassablement,
mais chacun de ses battements d'ailes rapelle que ce n'est plus le printemps.
L'arbre dans toute sa véhémence se cabre à l'idée de céder au vent déluré et déterminé à le dénuder avec impudence.
Le jardin, jadis aux allures magiques, se referme avec regrets nostalgiques
sur un automne pomme-cannelle, anticipant le retour des hirondelles.